DAKRYA       Monumento
Another Sphere Records (sortie: 23 mai 2008)

DAKRYA vient de Grèce et Monumento est le premier album de ce groupe prometteur. Ils définissent eux-mêmes leur musique comme étant du Métal Atmosphérique Théâtral alors vous trouverez ici tout ce à quoi on peut s'attendre: deux chanteuses (chant normal et opéra), des claviers, du piano, de douces mélodies… etc. L'autre chose à laquelle on peut s'attendre dans ce genre musical est la présence de vocaux agressifs façon Death Metal. Et ils sont bien là, grâce à Dagwn de NETHESCERIAL ! Du coup, ce disque n'est pas d'une originalité à tomber par terre car ça sonne un peu comme des tas d'autres groupes à leurs débuts (THEATRE OF TRAGEDY, WITHIN TEMPTATION… la liste est longue).
Mais rappelez-vous, c'est leur premier (entièrement composé par la claviériste SophiaX), il faudrait donc le considérer autrement. On lui découvre alors de nombreuses qualités: les trois types de voix sont subtilement répartis, les arrangements sont très travaillés, les guitares sont présentes sans être trop envahissantes, le tempo s'accélère souvent (Reflexions And Illusions, Waters Of Oblivion…) pour redonner un peu de tonus quand il le faut, ce qui rend l'ensemble bien équilibré. Ce n'est pas un recueil de ballades en tout cas, même si tout se termine par Wingless Souls, un morceau mélancolique dans une version orchestrale.
Monumento est au final un premier album très plaisant, sur lequel les membres de DAKRYA placent déjà la barre très haut musicalement…Laurent

HEADHUNTER       Parasite Of Society
AFM Records (sortie: 23 mai 2008)

Il aura fallu attendre 14 ans pour qu’ils sortent leur Parasite Of Society, qui est toujours dans leur style de prédilection, le Power/Thrash. Et toujours les mêmes musiciens: Schmier au chant et à la basse, qui nous vient de DESTRUCTION, Schmuddel à la guitare électrique, lui c’est du groupe TALON et le batteur que tout le monde s’arrache, Jörg Michael, qu’on ne présente plus tellement il est bon (je crois). Ce n’est pas un album grandiose mais ils nous gratifient quand même de deux reprises: Rapid Fire de JUDAS PRIEST et 18 And Life de SKID ROW.Jean-Luc

SYRENS CALL       Live From The Abyss
Thundering Records (sortie: 23 mai 2008)

Vous aurez remarqué que la pochette à gauche n'a pas le format habituel. C'est parce qu'on a affaire à un DVD cette fois-ci et il faut bien admettre que ce genre de projet est assez peu commun de la part d'un groupe amateur. Attention: par "amateur", j'entends "non professionnel" (rien à voir avec la qualité de la formation).
Ainsi, Live From The Abyss est le témoignage vidéo du concert célébrant les dix ans de carrière du groupe de Métal Prog' SYRENS CALL et qui s'est tenu au Nautylis à Comines le 3 mai 2007.
Mais j'entends déjà d'ici certaines personnes dire (si si): "Ouais, ils connaissent bien les musiciens alors ça va encore donner dans le copinage…". Non ! Mettons de côté les relations amicales et ayons l'esprit critique et impartial (comment ça: "pour une fois" ?).
Alors oui, d'accord, l'ensemble est présenté dans un élégant digipack tout en couleur, renfermant un DVD, un CD et un livret. Alors oui, d'accord, vous avez une image qualité pro, réalisée par une équipe professionnelle avec du matériel professionnel, dont plusieurs caméras professionnelles. Alors oui, d'accord, chaque musicien est plus en forme que jamais, jouant sans accroc (il n'y aurait pas eu d'overdubs au montage), avec une mention spéciale pour… non, ils sont tous très bons. Et le line-up actuel est parfaitement rodé maintenant et interprète des titres de leur précédente discographie qui font désormais figure de classiques. Alors oui, d'accord, vous avez des duels de guitares et même un duel clavier/guitare d'une grande virtuosité sur une reprise d'un certain Jean-Sébastien Bach (mais je n'arrive jamais à me rappeler du nom de son propre groupe, c'est pas SKID ROW en tout cas). Alors oui, d'accord, la frontwoman Soraya, toute de blanc vêtue, illumine les lieux par sa grâce et son charisme éblouissants, chantant de sa douce voix mélodieuse mais aussi énergique lorsque c'est nécessaire. Et elle commence même à se lâcher un peu, par rapport à ses premières prestations dans notre petit monde du Métal qu'elle découvrait alors. Alors oui, d'accord, le petit set acoustique (qui est devenu une habitude pour eux) est un moment féerique de pur bonheur. Alors oui, d'accord, le public est enthousiaste et tient bien son rôle. Alors oui, d'accord, il fallait oser terminer le concert en s'attaquant au répertoire de QUEEN avec The Show Must Go On mais l'exercice est réalisé avec brio, avec en prime un invité (Vincent Vercaigne de AMARTIA à la guitare), des choristes, des bulles et des canons à confettis (manque plus que la pyro, la prochaine fois sans doute). La totale, quoi ! Alors oui, d'accord, les bonus sont intéressants. Le premier retrace l'histoire de SYRENS CALL (avec des interventions des musiciens) et le second est un documentaire marrant qui montre les préparatifs du show, les deux étant encore une fois réalisés avec soin. Alors oui, d'accord, on peut considérer le CD inclus comme étant un best-of du DVD (l'image en moins, évidemment). Alors oui, d'accord… Stop !
Abordons les points négatifs. Et le problème principal est qu'au lieu de perdre votre temps à lire cette chronique, vous feriez mieux de commander un exemplaire de cette œuvre très pro (j'insiste une dernière fois) sur le site du groupe ou alors d'éteindre votre ordinateur et de vous ruer chez le disquaire le plus proche. Maintenant !...Laurent