SKEW SISKIN       Peace Breaker
Underclass Music (sortie: 7 juillet 2007)

De retour après une période difficile, en raison des graves problèmes personnels de la chanteuse Nina C. Alice, SKEW SISKIN a pris le taureau par les cornes et a dû se résoudre à sortir ce Peace Breaker en autoproduction, malgré une carrière déjà conséquente derrière eux. Le label Underclass Music a depuis eu la bonne idée de le distribuer en France.
L'ombre de MOTÖRHEAD plane une nouvelle fois sur la plupart des compos (toutes ?) d'autant que Lemmy cosigne les paroles de quatre titres, et puis ils ont tellement traîné ensemble ! Nina a d'ailleurs la même façon de chanter (quoique avec un timbre de voix assez différent !) tout en étant bien plus mignonne que le père Kilmister ! On n'y perd donc pas au change…
Alors évidemment, peu de nouveauté dans leur Hard Rock 'n Roll endiablé mais de toute façon, faire quelque chose d'original dans ce style tiendrait du miracle. Non, l'essentiel est de s'éclater, bien qu'à la lecture des textes, il semblerait qu'ils en veuillent à la Terre entière ! La troupe est aussi redynamisée par l'arrivée de l'expérimenté Randy Black (ex-ANNIHILATOR) à la batterie, même si le rythme ralentit sur les morceaux presque Blues que sont I Don't Care ou Can't Hear You. En tout cas, c'est une bien belle leçon de courage que nous prodigue le groupe et dont devraient s'inspirer tous ceux qui se plaignent pour un rien. Un seul remède pour chasser vos ennuis: Rock 'n Roooooooll !...Laurent

CRIONICS       Neuthrone
Candlelight Records (sortie: 16 juillet 2007)

C'est terrible. CRIONICS étant un groupe polonais, on ne peut pas s'empêcher d'évoquer VADER ou BEHEMOTH comme points de repères. Mais même s'ils évoluent eux aussi dans une veine Death Metal ultra rapide, ils se démarquent fort heureusement de leurs illustres compatriotes, en particulier grâce à l'adjonction de claviers d'inspiration futuriste. Mais ce n'est pas le seul point remarquable car tout est ici construit autour de ces ambiances cliniques et apocalyptiques du milieu du 21ème siècle, comme sur Arrival 2033, justement. En définitive, les musiciens de CRIONICS possèdent vraiment leur propre personnalité et on devrait encore entendre parler d'eux pendant de nombreuses années (et pas seulement dans les faits divers). Assurément.Laurent

BLOOD STAIN CHILD       Mozaiq
Dockyard 1 (sortie: 20 juillet 2007)

Un virus semble avoir touché le "pays du soleil levant" ou alors c'est que nos amis japonais préparent une invasion massive de la Suède (prévoyez des anoraks, les gars !), puisque après LOST EDEN (voir notre chronique de mars 2007), voilà encore une formation nippone qui nous la joue "Death Metal mélodique à la IN FLAMES" et qui ne s'en cache pas, c'est déjà ça (mais comment faire autrement ?).
Bon, on pourrait passer rapidement sur le sujet mais consciencieux comme nous le sommes et écoutant les CDs jusqu'au bout (si si), il se trouve que sur le cinquième morceau, Pitch Black Room, première alerte: le ton change et là, ça ne va pas plaire aux plus sectaires des néo-métalleux. Mais alors, pas plaire du tout ! En effet, la surprise vient essentiellement des claviers qui transforment la musique en bande-son de jeu vidéo, tout en gardant quand même un côté bien agressif. C'est sûr, ça va cartonner chez eux !
Grâce à l'arrivée d'un deuxième vocaliste, les différents parties de chant clair deviennent plutôt originales par rapport à tout ce qu'on peut entendre ailleurs, avec aussi quelques interventions féminines, on ne peut donc pas leur reprocher ici de varier les plaisirs. On croit même avoir droit à une reprise de Be Running Up That Hill de Kate Bush mais c'est juste l'intro qui rappelle étrangement ce titre sur Innocence. On a frôlé l'incident diplomatique (et surtout le plagiat) de justesse ! Par contre, avec Peacemaker, vous allez faire exploser le vôtre… de pacemaker, toujours pour les raisons précédemment citées.
Habilement pris dans l'ambiance, la fin de l'album restant du même tonneau, on le dit ou pas qu'à partir de maintenant, on va aller s'éclater dans les boîtes branchées après l'émission ?...Laurent

NILE       Ithyphallic
Nuclear Blast (sortie: 20 juillet 2007)

Une nouvelle fois inspirés par l'Egypte ancienne (avec un nom pareil, ça va être dur de faire autre chose maintenant !), Karl Sanders et sa bande reviennent avec un cinquième disque de marbre dans la musette, sur lequel figurent tous les ingrédients qui ont déjà fait leur succès: des passages d'une torpeur suffocante et des intermèdes orchestraux dignes de figurer sur la B.O. d'un film consacré aux pharaons, sur fond de Death Metal brutal, ultra-rapide et technique à souhait.
Ils continuent également de participer, comme sur leurs précédentes réalisations, au concours du plus long titre de l'histoire de la musique. Cette fois-ci, c'est sur la plage n°4, avec Papyrus Containing The Spell To Preserve Its Possessor Against Attacks From He Who Is In The Water. Et voilà comment on fait au passage pour gonfler une chronique !
L'air de rien, NILE est en train de conquérir le trône du Death Metal américain et s'ils poursuivent de la sorte, ils vont même finir par nous réveiller la momie de Ramsès II !...Laurent

AT ALL COST       Circle Of Demons
Century Media (sortie: 23 juillet 2007)

Les responsables de Century Media Records ont le nez creux. A peine remis de la découverte de THE AGONIST qui sort le même jour, revoici une nouvelle sensation. Bon, de prime abord, un album qui s'intitule Circle Of Demons, des musiciens barbouillés de sang… Ouais, bof, ça va encore donner dans le Thrash-Hardcore à la sauce US (en plus ils sont de Austin, Texas). Et voilà comment on se fourre magistralement le doigt dans l'œil ! Et même pas jusqu'au coude, non là c'est carrément jusqu'à l'omoplate !
Après un premier morceau qui démarre en trombe mais de façon classique, la révélation arrive sur le suivant et ça durera comme ça jusqu'à la fin. Difficile de définir la musique de AT ALL COST tant la diversité est ici de rigueur: plutôt agressif dans l'ensemble mais avec des mélodies accrocheuses, des parties de violoncelles à la APOCALYPTICA sur We Won't Give In, des voix de robots (Leaving Forever), des refrains genre Néo-Punk, un break Electro, des envolées lyriques du chanteur, des chœurs, du dynamisme, un futur tube planétaire à coup sûr (Ride Through The Storm)… n'en jetez plus !
Une sortie vraiment enthousiasmante qui vous donnera la pêche à tout moment et… à tout prix !...Laurent

THE AGONIST       Once Only Imagined
Century Media (sortie: 23 juillet 2007)

Il est toujours délicat et réducteur de comparer tel groupe à tel autre, tel musicien à tel autre. Mais avec THE AGONIST (ex-THE TEMPEST), il est important d'insister sur ce qui fait l'originalité de ces canadiens. Et le fait marquant ici réside dans la performance éblouissante de leur chanteuse, Alissa White-Gluz, puisque l'on peut dire que son spectre vocal s'étend de Angela Gossow (ARCH ENEMY) à Amy Lee (EVANESCENCE). Les extrêmes, quoi ! Elle nous pardonnera certainement ce raccourci comparatif car ces références sont de qualité.
Il en va de même musicalement puisque ses trois acolytes mêlent intelligemment différents styles qui collent parfaitement au chant: tour à tour rapide et lourd, furieux ou mélancolique, avec des textes axés sur des préoccupations écologiques (décidément, c'est la mode en ce moment). Rajoutez à tout ça une superbe pochette réalisée par Nathalie Shau et vous obtenez le gros carton de l'été (et même plus) en perspective !Laurent

HYDROGYN       Strip 'em Blind Live !
DA Records (sortie: 27 juillet 2007)

Un live après deux albums, pourquoi ?... Pour satisfaire la multitude de fans qui le réclamait. Une seule reprise, Back In Black, de qui vous savez, et trois inédits studios sur la version US (Big Star, Get Out et Take Control).Jean-Luc