PRONG       Power Of The Damager
13th Planet Records (sortie: 5 octobre 2007)

Tommy Victor nous a laissés en plein désespoir en 1996, après la sortie de l'époustouflant Rude Awakening. Puissant, sombre et groovy tout à la fois, cet album s'imposait alors comme le joyau couronnant dix années de carrière et plusieurs excellents LPs (ben quoi, j'avais pas de lecteur CD dans les années 80 !).
Tommy ne resta pas inactif les années suivantes, jouant avec un tas de pointures du Métal américain comme Rob Zombie, Glenn Danzig et bien sûr chez MINISTRY avec Al Jourgensen. On peut trouver pire en guise de CV !
Tommy Victor remit PRONG sur les rails en 2002 avec Scorpio Rising, un album studio à propos duquel je ne vous dirais rien faute de l'avoir entendu (il est plutôt dur à trouver dans le coin).
Bon, venons-en à Power Of The Damager… voilà: je l'ai passé et repassé un bon nombre de fois et mon avis reste plutôt mitigé. Pas de doute, la marque de fabrique PRONG est bien là, ce qui signifie déjà que l'album surnage au-dessus de la traditionnelle meute de dizaines de "bonnes productions sans aucune personnalité". Mais Power Of The Damager sonne parfois comme s'il avait été enregistré à la hâte, le pire étant sans doute certaines parties vocales qui tournent en grognements approximatifs, cris ou hurlements exaspérants qui sonnent complètement à côté de la plaque (No Justice, Messages Inside Of Me).  On dirait que la colère est passée hors de contrôle à ces moments-là. Dommage, car ces morceaux ne sont pas mauvais pour le reste.
Néanmoins, la plupart des titres valent le voyage d'une manière ou d'une autre, comme The Banishment, Worst Of It, Pure Ether, Looking For Them et la plage titulaire Power Of The Damager.
Power Of The Damager ne remplacera pas Rude Awakening dans la liste de mes albums favoris, mais PRONG reste un des groupes américains les plus originaux et les plus authentiques de notre époque.David